Il y a sûrement, dans votre semaine, une petite contrainte qui revient encore et encore. Elle prend du temps, vous agace un peu, mais vous la laissez traîner. Ce vendredi, le dernier quartier de Lune tombe plutôt bien : cinq minutes pourraient suffire pour vous en débarrasser.
Ce vendredi 4 septembre, la Lune entre dans son dernier quartier. À ce stade du cycle, seule la moitié de son disque apparaît éclairée ; puis, nuit après nuit, sa lumière diminue jusqu’à la prochaine Nouvelle Lune.
En astrologie, cette phase est traditionnellement associée au tri, au bilan, à ce que l’on termine ou que l’on décide enfin de laisser derrière soi. En clair : plutôt que d’ajouter encore quelque chose à votre liste, pourquoi ne pas commencer par enlever ?
Bien sûr, la Lune ne va pas résilier un abonnement ou décliner une invitation à votre place. Mais elle peut offrir un bon prétexte pour regarder ce qui encombre inutilement votre quotidien.
Et le timing est assez parlant. Le Soleil et Mercure avancent alors en Vierge, signe associé à l’organisation, au sens pratique, aux détails que l’on remet enfin en ordre. Début septembre, après quelques jours de rentrée bien remplis, difficile de trouver meilleur moment pour faire un peu de ménage.
On est vendredi et vous avez déjà l’impression que septembre dure depuis trois semaines ?
Il y a les réunions déplacées au dernier moment, les dossiers abandonnés avant les vacances qui réapparaissent comme par magie, les mails auxquels il faudrait répondre « rapidement ». L’agenda se remplit, la boîte de réception affiche un nombre inquiétant et, quelque part entre les deux, il reste encore cette inscription à terminer ou ce rendez-vous reporté depuis juin.
Sans compter le reste.
Le sac de sport préparé lundi traîne toujours dans l’entrée. Le frigo est presque vide. Quelqu’un vous demande déjà ce que vous faites le week-end prochain.
Bref, la rentrée est bien là.
Retrouver le rythme du travail, remettre la maison sur les rails, reprendre les habitudes et renouer avec les mille petites obligations du quotidien en quelques jours seulement… forcément, ça encombre la tête.
Alors, avant de décider qu’il faudrait « mieux vous organiser », regardez peut-être le problème dans l’autre sens. Et si vous aviez simplement trop de choses inutiles qui réclament encore votre attention ?
Si la nuit a remué quelque chose au passage, mieux vaut ne rien décider à chaud. Pour le reste, un petit tri peut faire beaucoup de bien.
Pas besoin de supprimer une tâche importante de votre liste.
Cherchez plutôt une petite contrainte récurrente. Celle qui revient chaque semaine, chaque mois, parfois depuis des années, alors qu’elle ne vous apporte plus grand-chose.
Vous voyez ?
Cet abonnement à 9,99 € pour une application que vous n’avez pas ouverte depuis février. Le groupe de discussion qui se réveille systématiquement à 22 h. La newsletter d’une marque dont vous supprimez les mails sans même les lire. La réunion du lundi matin pendant laquelle vous vous demandez, chaque semaine, ce que vous faites là.
Ou encore ce fameux « on se prend un café bientôt ? » échangé avec une ancienne collègue en juin et repoussé six fois depuis.
Aucune de ces choses n’est dramatique. C’est justement le problème : comme elles ne sont jamais vraiment urgentes, elles restent.
Et elles prennent leur petite place.
Deux minutes ici. Dix euros là. Une notification. Une pensée qui revient. Un « il faudrait que… » chaque fois que vous tombez dessus.
À la fin, cela fait beaucoup pour des choses auxquelles vous ne tenez même plus.
Ce vendredi soir, inutile de transformer votre salon en cellule de crise ou de refaire toute votre organisation jusqu’à Noël.
Prenez cinq minutes.
Première étape : notez trois petites contraintes récurrentes.
Trois seulement. Pas besoin de dresser l’inventaire complet de votre vie.
Deuxième étape : relisez-les.
Laquelle vous fait immédiatement soupirer ? Laquelle aimeriez-vous ne plus retrouver lundi prochain ?
Vous avez probablement votre réponse.
Troisième étape : faites disparaître celle-là.
Un clic pour se désabonner. Deux pour résilier. Un appui pour quitter un groupe. Un message pour dire non.
C’est tout.
Évidemment, certaines situations demandent une phrase. Et c’est souvent là que l’on perd quinze minutes à chercher la formulation parfaite.
Elle n’a pas besoin de l’être.
« Désolée, je ne suis plus disponible sur ce créneau. »
« Pas cette semaine, on se redit ça en octobre. »
Ou simplement : « Ce sera non pour cette fois, merci quand même. »
Envoyé. Terminé.
Et surtout, évitez de remplacer immédiatement cette petite place libre par une nouvelle obligation. L’objectif n’est pas de gagner cinq minutes pour pouvoir les remplir aussitôt.
Faut-il en supprimer trois pour que l’exercice soit vraiment utile ? Non.
Une seule suffit.
Un abonnement que vous ne vouliez plus. Une conversation que vous n’aviez plus envie de suivre. Un rendez-vous accepté par réflexe. Une habitude devenue inutile.
Ce n’est peut-être pas spectaculaire. Personne ne remarquera la différence samedi matin.
Vous, si.
Parce qu’au moment où cette petite contrainte aurait dû revenir, elle ne sera plus là.
Et si vous hésitez encore au moment de cliquer, écoutez peut-être cette petite voix. Parfois, on sait très bien depuis longtemps ce que l’on devrait arrêter. On attend simplement une bonne occasion de le faire.
Ce vendredi 4 septembre en est une.