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Inconditionnel du monde ésotérique, lui-même tarologue, Jonathan, qui se fait appeler JoDe dans le milieu artistique, est un jeune peintre d'une trentaine d'années. Ce qui nous intéresse chez cet artiste, originaire du nord de la France, c'est le thème de ses tableaux : le tarot divinatoire. Car JoDe est en train de réaliser une série de 22 toiles représentant les 22 lames du tarot. Une série qui s'est imposée à lui, suite au décès de sa mère. Une passion ? « Oui, alliée à une thérapie, nous a-t-il confié. La mort de ma mère a été un véritable déclencheur, qui a coïncidé avec mon entrée à la fac d'arts plastiques de Lille. Le monde ésotérique et l'occultisme m'ont toujours fasciné. C'est pourquoi, une fois confronté à la douleur et à la peine, je me suis tout naturellement renfermé dans ce monde ».
Inspiré par de nombreux jeux divinatoires, Jonathan a beaucoup étudié l'histoire des tarots et de leurs symboles, pour arriver à une certitude : peindre les tarots de manière totalement différente, très personnelle.

Un enrichissement personnel et spirituel

Hautes de 2 mètres, il a lui-même construit ses toiles, avec un choix de couleurs bien définis, pour être fidèle à la palette de couleurs présentes dans le tarot égyptien.  « Il était primordial de tout faire moi-même, de A à Z, de partir de rien pour arriver à une oeuvre d'art. Ainsi je peux délivrer mon message personnel, véritable accomplissement, nous confie-t-il. Les toiles me ressemblent, représentent mon état d'esprit au moment de les peindre. Certaines sont très sombres, d'autres beaucoup moins ». Quant aux choix ou à l'ordre des arcanes représentées, « ce sont elles qui me choisissent, pas l'inverse. Peindre les tarots, c'est quelque chose de viscéral, ça me prend de l'intérieur. Ensuite commence le long chemin de la tête à la toile. Application et concentration sont alors mes deux moteurs, mes deux armes pour affronter ce combat qu'est la peinture. Un combat avec moi-même, et mes propres démons ».
Véritable thérapie, enrichissement personnel et spirituel, la peinture des lames de tarot lui procure un certain bien-être, exorcisant ainsi ses souffrances. Chaque toile est pour lui une étape, une réalisation qui lui permet d'avancer. « La route est encore longue, mais elle est déjà bien entamée. Tout est une question de besoin. Quand je me sens dans le noir, dans la déprime, je me remets à peindre. D'ailleurs c'est l'heure de m'y remettre, la toile m'appelle », précise-t-il.

Encore du chemin à parcourir

Une route entamée en 2001 et il en est aujourd'hui à sa douzième étape, comprenez par là sa douzième lame. « J'ai commencé avec la carte du Monde, que j'ai nommé La Couronne des Mages, où l'on voit une Vénus préhistorique. Puis j'ai enchaîné avec le Mat, Le Soleil, la Tempérance, le Diable, l'Hermite, le Bateleur, la Mort, la Justice, le Maître des Arcanes et enfin la Papesse, appelée La Grande Prêtresse », ajoute-t-il. Mais quelle sera donc sa prochaine représentation ? Cela reste pour l'heure un mystère.
Autre particularité : ses toiles sont peintes à la manière des retables flamands, à savoir des deux côtés, que l'on peut admirer, posées sur un socle, en tournant tout autour comme des sculptures. Une toile de chaque côté du châssis, qui se répondent mutuellement. Toutes auront un damier peint en guise de bordure, sauf la XIII, qui a un bord noir.
Vivement une exposition qui présentera l'oeuvre dans son intégralité. C'est en tout cas ce qu'on lui souhaite. Avec le secret espoir d'éditer un jour ses toiles en jeu de cartes et de vivre de son art ? « Pourquoi pas, mais avant il faudrait que je termine de les peindre », conclut-il notre entrevue sur cette note pleine d'espoir. D'ici un an, nous promet-il.

Pour plus d'informations sur JoDe, faites un tour sur son site internet jodepaintings.canalblog.com


Propos recueillis par Emilie Bedos  


Alors que pensez-vous des talents artistiques de ce jeune peintre ? N'hésitez pas à nous laisser un commentaire...