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Outil de connaissance de soi et des autres, le référentiel de naissance est un moyen efficace et dynamique d'évolution et de développement personnel. Une méthode « d'apprentissage d'être  et de l'être » inventée par Georges Colleuil. Philosophe et linguiste de formation, psychothérapeute pendant une quinzaine d'années, Georges Colleuil consacre aujourd'hui sa vie au Référentiel. Explications avec lui...

Qu'est ce que le référentiel de naissance ?

C'est avant tout un outil psychologique, une démarche qui vise la mise en application des arcanes du tarot dans notre vie quotidienne.
Le référentiel se base ainsi sur les symboles du tarot qui ont une valeur universelle. Le but recherché étant de rendre vivant ce symbolisme universel dans l'expérience individuelle de chacun.
A partir de calculs faits sur la date de naissance, on crée ainsi une charte, un thème, composé de quatorze maisons. Ce thème devient en quelque sorte un miroir de soi, intérieur, qui nous aide à nous orienter, à cheminer dans notre existence, sur le plan tant professionnel, que personnel, social ou énergétique.

Un cheminement psychologique qui n'a donc rien de divinatoire ?

En effet, car il est important de rappeler que le tarot ne sert pas qu'à lire l'avenir, il le construit.
L'aspect divinatoire du tarot existe bel et bien mais ce n'est qu'un aspect. Pour le référentiel, c'est la dimension alchimique du tarot qui joue le rôle principal – alchimie au sens réel, profond, d'art, de philosophie, de transformation intérieure – et qui renvoie à la connaissance de soi, au travail de conscience, et donc au chemin psychologique mais aussi philosophique.

Peut-on parler de combinaison entre la numérologie et le symbolisme des arcanes du tarot ?

Je me suis en effet inspiré de nombreuses sources pour créer le référentiel, notamment la symbolique des nombres.
Le référentiel, la numérologie, mais également l'astrologie, puisent leurs fondements dans les mêmes sources historiques, qu'elles soient pythagoriciennes ou kabbalistiques par exemple.
Il y a donc un lien de cousinage entre le symbolisme des nombres et celui des tarots. Même Platon reconnaissait que les nombres étaient des miroirs divins, c'est-à-dire que lorsque les dieux se regardaient dans un miroir, ils voyaient des nombres.

Comment opère-t-on ce calcul ?

On prend en considération la date de naissance, inspirée des méthodes des numérologues, et ces calculs débouchent sur quatorze nombres qui sont inscrits dans l'ensemble des arcanes propres du tarot. A partir de là, on construit cette charte et on remplace les nombres par les arcanes.
Chaque arcane de tarot indique soit une ressource, soit un défi à relever, ou les missions qui sont les nôtres, notre quête personnelle.
A noter également que la signification de chaque lame varie selon la position dans le référentiel, mais également selon le vécu du consultant.

Quel est le but d'un tel outil ?

Les objectifs sont multiples selon le consultant. Soit par simple curiosité, pour connaître davantage le langage symbolique et philosophique du tarot. Soit pour opérer un travail sur soi. Mais aussi pour ceux qui veulent se former à la matière pour un projet thérapeutique ou pour faire du coaching.

Peut-on pratiquer seul le référentiel ?

On peut bien évidemment le calculer tout seul mais c'est toujours mieux d'être guidé, accompagné par quelqu'un qui connaît bien la méthode, mais aussi toute la symbolique des arcanes du tarot.
Et les praticiens du référentiel ne manquent pas. Actuellement, on en recense environ 700 en France, plusieurs milliers dans le monde, surtout en Italie, au Maroc, au Brésil, ou en Belgique.

Propos recueillis par Emilie Bedos

« Le référentiel de naissance » est paru en janvier 2009, aux Editions Dangles.    


  • A lire également : Tarot l'enchanteur (Ed. Arkhana Vox, 1999) ; Tarot, la fontaine intérieure (Ed. Arkhana Vox, 2000) ; Tarot, les deux infinis, voyage intime au fil des lames (Ed. Arkhana Vox, 2004 ; La fonction thérapeutique des symboles (Ed. Arkhana Vox, 2005) ; Tarot de Marrakech (Ed. Arkhana Vox, 2007) ; Le rêve, clé de l'identité (Dangles, 2008).