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Comme l'on entend dire parfois, « il suffit de croire au bonheur pour qu'il nous sourit et ne nous quitte jamais ». C'est pourquoi, depuis des temps immémoriaux, les hommes s'attachent à cette croyance et inventent toutes sortes d'amulettes, des talismans, de porte-bonheur, de gri-gri. Un but : forcer le bonheur et favoriser la chance. Aujourd'hui, nous sommes tout aussi exigeants et nous continuons à porter ces objets pour les mêmes raisons de conjuration.

Qu'est-ce qu'un porte-bonheur ?

Le porte-bonheur, selon la définition de la plupart des dictionnaires, est « un objet que l'on considère comme porteur de chance, auquel on attribue un pouvoir bénéfique, et auquel on accorde par superstition une vertu de protection ». Cette qualité de porte-bonheur que l'on attribue à un objet, un symbole, un animal, etc., implique une notion de prise en charge par celui-ci et de défense contre ce qui est mauvais. C'est un support de confiance qui émet des ondes positives. Il y a transfert positif sur cet objet, qui devient ainsi support d'un pouvoir magique que chacun utilise selon ses convenances sociales, rituelles ou culturelles. Le porte-bonheur est un symbole de protection qui peut être effectivement rattachés à certains rites culturels ou religieux.
Son utilisation peut être consciente comme inconsciente. Beaucoup de gens ont du mal à admettre qu'ils s'en remettent à des choses dites irrationnelles, et s'avouent rarement « superstitieux ».
L'inépuisable série des « porte-bonheur » comporte en réalité quatre classes bien distinctes, que le public profane ne soupçonne pas toujours. L'ensemble de ces objets dans nos états civilisés se présente généralement sous la forme de bijou. Le « primitif », l'indigène d'Afrique, d'Asie, d'Australie ou d'Amérique possède lui l'amulette (du latin amulari : préserver), ou le fétiche (du portugais faticeira : sorcière). L'amulette est traditionnellement destinée à protéger d'un danger spécifique, le talisman, lui, attire une influence bénéfique donnée et procure richesse et félicité. C'est de son caractère sacré que l'homme attend tout secours et toute réussite hors du domaine matériel.

Retour sur l'histoire du porte-bonheur

Chaque civilisation a ses porte-bonheur et leurs interprétations. Les Égyptiens leur donne l'image d'un scarabée, ou de l'oujda, l'oeil fardé. L'enfant romain porte à son cou une bulle d'or en médaillon qui renferme une formule magique destinée à le protéger. Les Gaulois aimaient mettre leur parure aux services des superstitions : miroirs, amulettes, décoration des armes, tout servait de support à chasser le « mauvais sort », naturel ou provoqué par un ennemi.
Le XVe siècle voit éclore les grimoires magiques, qui favorisent l'expansion des talismans. La reine Catherine de Médicis aimait s'entourer de personnages intrigants, parmi lesquels un astrologue.
De nombreux procès de sorcellerie défraient les chroniques du XVIe et du XVIIe siècle. Se protéger des mauvais sorts est un souci permanent et il semblait plus légitime de prévenir le mal que de le guérir.
Au début du XIXe siècle, Napoléon rentre de campagne d'Égypte, avec dans ses bagages toute une mode égyptienne qui va envahir Paris. Les femmes vont alors adopter avec enthousiasme les motifs inspirés de l'Égypte, et l'on voit alors apparaître des scarabées et des sphinx. L'empereur encourage d'ailleurs cet engouement en fondant un prix destiné à récompenser les graveurs sur pierres précieuses, qui se trouvent alors gravés de personnages mythologiques ou de figures symboliques.
A la même époque, l'Algérie va s'intéresser de plus prés à la culture arabe, aux bijoux mauresques comme la fameuse main de Fatma, déjà prisée dans les siècles précédents. Ensuite, les voyages deviennent de plus en plus à la mode, avec des motivations diverses comme le simple tourisme, mais aussi la conquête et l'exploration.

Un porte-bonheur ? Pourquoi pas, mais lequel choisir ?


Gri-gri, fétiche, mascotte, talisman, amulette, quand on a trouvé le sien, tout va bien. Si ce n'est pas votre cas, ne cherchez pas à tout prix à en acheter un. Faites surtout confiance à votre instinct, et laissé s'exprimer votre sixième sens. Parfois la simple clef de votre tirelire d'enfants, une pierre ramassée sur une plage, un simple petit bout de papier sur lequel votre premier amour avait inscrit « je t'aime », un objet que l'on vous a offert, un bijou de votre grand-mère peuvent parfois d'être d'excellents alliés. Alors laissez votre intuition agir, et le porte-bonheur frappera tout naturellement à votre porte.

Et vous, quel porte-bonheur conservez-vous précieusement ???

E. B.